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Ecrits INEDITS sur 
Le SUJET UNITAIRE comme Désir, comme réflexion et comme existence, Robert MISRAHI (1926-).

1) La crise de la philosophie: un nouveau commencement.
2) Une théorie intégrale du sujet.
3) L'autre est un je.
4) Seule la liberté peut se libérer.
5) Sortir du cycle des crises: la conversion.
6) La surréflexion; ou le sujet cause de soi.
BIBLIOGRAPHIE.
DISSERTATION.

TEXTE
 [les titres, et les commentaires entre crochets sont de nous, non de l'auteur]

Retournez en haut de la page.Pour rejoindre le bas de page.1) La crise de la philosophie: un nouveau commencement.

[A travers l'étude des doctrines du moi (Les figures du moi et la question du sujet depuis la Renaissance), Robert Misrahi met en lumière le passage de la notion d'individu à celle de sujet puis d'existence. Mais des difficultés persistent à travers toutes ces doctrines: le sujet fini certes par être reconnu comme étant constituant mais il reste abstrait (séparé de la "personnalité" du "moi"), et ces difficultés permettent à certains d'annoncer la fin de la philosophie (Althusser), la "mort" du sujet (Heidegger), ou de la conscience (Lacan et Derrida).]

C´est dans ce contexte que Robert Misrahi élabore, commence à déployer, une philosophie qui est à la fois une défense de la philosophie et la mise en place d´une véritable théorie du sujet intégral.

Dans Lumière. Commencement. Liberté. (1969), l´auteur met en évidence le fait que la crise de la philosophie n´est pas accidentelle, mais constante et féconde: parce que la philosophie, dans son rapport réflexif à elle-même, met toujours en cause des enjeux concrets, elle se révèle comme réflexion sur l´existence, et comme recherche d´une «seconde naissance», c´est-à-dire d´un second commencement de l´existence.

Ainsi la philosophie est toujours à la fois réflexive, critique, existentielle et éthique.

Sans pouvoir suivre ici toute l´argumentation de l´ouvrage, disons au moins qu´elle repose sur une théorie du sujet qui est en train de se mettre en place par le mouvement même qui examine la nature de la philosophie et de ses fins. L´auteur montre que l´individu, dans son existence concrète, est déjà une réflexivité avant d´être une réflexion.

Comme réflexivité, l´individu est vie concrète consciente d´elle-même, désir conscient mais non pas réfléchi et connaissant. Pourtant cet individu est déjà un sujet : conscience claire ou obscure il déploie des actes et des choix. Il est donc déjà liberté, il est capable de commencer des actes et des initiatives.

Ce sujet est certes empirique : spontané toujours, et aveugle souvent. Néanmoins il poursuit sa joie et sa liberté, et cette poursuite est légitime. C´est ici que survient le nécessité d´un bouleversement des habitudes : par la conversion philosophique et réflexive (que l´auteur ne se contente pas d´évoquer mais décrit longuement comme une expérience et un travail) le sujet empirique devient sujet de la réflexion, et «second commencement», c´est-à-dire fondement de lui-même. Ce qui est alors atteint est une existence neuve, à la fois concrète et réfléchie, présente à elle-même à la fois comme «libre joie» et comme «tout-autre.»

Cet ouvrage comporte en soi tous les germes de la doctrine du sujet qui s´est déployée depuis lors.

Afin de fonder, c´est-à-dire de comprendre, de mieux justifier, et de réaliser cette libre joie visée par le sujet de la réflexivité et atteinte par le sujet de la réflexion, l´auteur écrit un Traité du Bonheur dans lequel l´imagination poétique de la vie heureuse (à travers la métaphore du château) sert d´introduction pédagogique à une étape conceptuelle du bonheur et de la démocratie (1981 et 1983).

Mais c´est dans Les Actes de la joie(1987) que l´auteur établit et décrit le lien consubstantiel qui existe entre le sujet et le Désir.

Par une phénoménologie en première personne qui est aussi une phénoménologie existentielle, l´auteur décrit le sujet comme libre désir spontané et comme désir réfléchi en même temps que réflexion fondatrice. Le sujet y est saisi comme être actif et réfléchi en même temps que comme désir et actualité. Trois étapes lui permettent alors d´accéder à la joie substantielle, visée par tous : la joie de se fonder soi-même en une première et une «seconde» fondation ; la joie d´amour, celle d´un amour tout autre fondé sur une conversion commune et réciproque ; et enfin les formes actives et poétiques de la jouissance du monde. Tout ce mouvement de la vie empirique du désir comme réflexivité spontanée vers la substantielle joie du sujet réfléchi, ne peut se déployer (et se comprendre) que si l´on distingue deux stades, deux niveaux de la liberté et du désir : leur stade immédiat, plus ou moins obscure et ambivalent, et leur stade réflexif, à la fois connaissance organisée de soi-même et du monde et déploiement autonome d´un Désir qualitatif qui accède à l´expérience d´être.

Chemin faisant, l´auteur travaille donc ainsi à l´approfondissement de sa doctrine du sujet. Dans La problématique du sujet aujourd´hui (1994), il se situe explicitement dans la succession de la philosophie existentielle et phénoménologique qui va de Kierkegaard à Sartre, tout en faisant un nouveau bilan des tâches d´une philosophie du sujet qui se voudrait intégrale, exprimant à la fois le désir et la réflexion, le sujet empirique et la visée absolue d´un sujet qui sera jouissance d´être et libre réflexion.

Retournez en haut de la page.Pour rejoindre le bas de page.2) Une théorie intégrale du sujet.

C´est dans La Jouissance d´être : le sujet et son Désir, encre marine, 1997, que l´auteur présente une analyse approfondie de la vie concrète du sujet, et du mouvement par lequel il s´élève de la liberté dépendante et malheureuse (aliéné par les mythologies, les idéologies, les croyances) à la liberté heureuse et indépendante, fondée sur la réflexion écrite, sur la conversion à l´autre et sur la jouissance d´être au monde, par la contemplation et la création.

Sans pouvoir entrer dans le détail de toutes les analyses, rassemblons simplement les principaux résultats d´une argumentation qui se veut rigoureuse.

Tout individu est à la fois conscience de soi comme identité personnelle («je») et personnalité concrète et affective, déployant des désirs et des actions («moi»). Mieux : l´un ne va pas sans l´autre. L´identité personnelle est, à travers le temps et la mémoire, la condition de déploiement concret des désirs, et inversement, le dynamisme du désir est la condition du mouvement et de la signification de la conscience de soi. Cette implication réciproque explique que l´individu, au cours de son développement et de son histoire, approfondit sa conscience et sa culture en même temps qu´il construit et invente sa personnalité.

Ainsi l´individu est toujours un sujet, parce qu´il est toujours «une vie» unifiée, c´est-à-dire une «existence.» Mais c´est le sens et le contenu de l´idée de sujet que nous devons préciser en l´approfondissant et en l´enrichissant.

 

L´individu humain est un organisme biologique unifié ; mais cet organisme se dépasse par ses propres forces et fonctions vers l´unité d´un corps-sujet, capable de se reconnaître comme unité existentielle et active. C´est ce corps-sujet qui engendre la conscience de soi comme sujet proprement dit et comme existence temporelle et identique.

Retournez en haut de la page.Pour rejoindre le bas de page.3) L'autre est un je.

[Le sujet spontané est une réflexivité (conscience, liberté et désir), identique à travers le temps, mais il n'est pas encore une réflexion (qui serait une connaissance claire) comme le prétend la philosophie traditionnelle (d'où un semblant d'échec face à la psychanalyse et aux "anthropologie").

De plus le sujet est une réflexivité spéculaire, c'est-à-dire que je suis conscience de l'autre en tant que je suis conscience de moi.]

L´autre n´est pas une chose ou une construction théorique mais la présence évidente d´une conscience incarnée, présence autre donnée au sujet lui-même. L´autre est à la fois un autre et lui-même : comme conscience et comme Désir. C´est donc avec une autre conscience désirante que le sujet entre alors en relation : les deux individualités sont des sujets, c´est-à-dire des réflexivités qui sont des Désirs.

C´est seulement parce que deux consciences, conscience qui sont des réflexivités, sont en présence, que le mouvement de reconnaissance peut prendre naissance : la signification entière de cette reconnaissance appelle la réciprocité : celle-ci, comme signification et but désirable, est inscrite en chacun des deux sujets. La plénitude de la reconnaissance et, par conséquent, de la joie et du sens qu´elle est capable de conférer, lui vient de la réciprocité, c´est-à-dire de la double réalisation mutuelle et inverse de l´affirmation de chacun par l´autre.

La conscience d´autrui, et par suite l´amitié, l´amour et la réciprocité ne sont pas des événements extérieurs au sujet, ils sont au contraire, comme pôles transcendants et désirabilité, des éléments constituants du sujet lui-même. Ils sont constituants à un double titre : d´une part, la structure d´altérité et de mouvement vers l´autre fait partie du sujet lui-même et d´autre part, c´est cette relation à autrui, notamment lorsqu´elle s´individualise dans la relation personnelle d´un Je et d´un Tu [comme chez Bubber], qui est source de la constitution du sujet comme tel. Le sujet n´est pleinement lui-même que dans la relation à l´autre (qui lui donne sens et joie), mais c´est aussi par cette relation, par l´amour et la parole d´autrui, que le sujet se construit et se déploie à la fois comme sujet et comme existence. La vie du sujet est la vie du Désir, c´est-à-dire la vie affectivement reliée à autrui dans la recherche simultanée de la reconnaissance et de la joie.

On comprend à partir de là, que la passion puisse naître de la relation même des consciences : elle surgit comme passivité apparente lorsque l´imagination devient le mode de fonctionnement du Désir qui, dans sa hâte et son dynamisme d´intensité, structure à sa façon l´objet de son mouvement. Mais l´affectivité n´est pas nécessairement imaginaire, et elle ne devient pas nécessairement ambivalence, illusion ou conflit. L´imagination est une possibilité constante du Désir lui-même : mais l´éventuelle «passivité» ou «fascination» sont l´œuvre même du sujet comme Désir et non un mécanisme objectif et nécessaire (songeons au «bénéfice de la maladie» chez les névrosés).

Retournez en haut de la page.Pour rejoindre le bas de page.4) Seule la liberté peut se libérer.

En effet si le Désir, comme réflexivité élémentaire, est déjà un sujet, il faut reconnaître en lui la liberté. Non pas certes la puissance arbitraire d´une volonté vide, ni la contingence absurde de mouvements ponctuels, mais l´autonomie progressivement constituée d´un mouvement vers le désirable, c´est-à-dire les objets du Désir. Ainsi, le Désir doit être reconnu comme libre puissance constituante. C´est par sa structure de réflexivité, c´est-à-dire de légère distance à soi, qu´il se constitue comme mouvement d´arrachement et de dépassement vers l´avenir, en même temps qu´il confère aux objets la dimension de valeur et de désirabilité qui justifie son mouvement. Le Désir est donateur de sens parce qu´il est transcendance et réflexivité, et le Désir est liberté parce qu´il constitue la désirabilité de ses objets en inventant les valeurs qu´il poursuit. Le Désir choisit donc en fait ses objets en les constituant.

En constituant le sens et les valeurs des êtres qu´il choisit, le Désir-sujet constitue ses propres attitudes et les motivations qui ordonnent son action. Il s´agit de la spontanéité. Le Désir-sujet est le mouvement concret et spontané, «libre» et autonome, d´une conscience de soi qui est un désir. De là proviennent les «affects» : ils ne sont pas des choses mais des actes.

Le sens du désir, sa signification et son orientation, consistent à poursuivre et à atteindre une satisfaction. Sans l´expérience de la conscience comblée par la jouissance, le plaisir, l´amour ou la joie, le Désir ne pourrait ni se comprendre ni s´instaurer. C´est pourquoi il faut reconnaître que le Désir-sujet est originellement et fondamentalement mouvement vers la joie. Le Désir ne saurait être définit par le manque : celui-ci n´est que l´anticipation de la jouissance, et il ne se reconstitue comme manque et dynamisme que par la référence temporelle à la jouissance accessible, à la fois connue dans le passé et anticipée dans l´avenir.

[Certes la liberté du sujet empirique n'est pas toujours heureuse, lorsque par exemple elle déploie sa passivité, dans les "passions". S'il n'y a pas de paradoxe à en conclure qu'en somme elle n'est pas toujours libre, c'est qu'il faut distinguer deux niveaux de la liberté: la liberté spontanéité de la réflexivité et la liberté réfléchie de la réflexion, la seule qui soit authentiquement "autonome". En effet, si toutes deux visent par essence la joie, seule la dernière ne l'atteint pas "par accident".]

Mais il importe de souligner le fait fondamental : le sujet ne peut se hausser à un niveau réflexif de l´existence, c´est-à-dire à l´existence cohérente et significative (ou même : heureuse et comblée) que si auparavant il était déjà une possibilité de dépassement et de libération : cette possibilité est sa structure originelle de réflexivité. Seule une réflexivité peut se désirer et se constituer comme réflexion. Seule une liberté plus ou moins indépendante (ou dépendante) peut se désirer et se constituer comme liberté pleinement indépendante. On le voit, seul un Désir-sujet comme réflexivité désirante peut se constituer soi-même comme Sujet au sens plein, c´est-à-dire concrètement comme existence unifiée ou, si l´on préfère, comme sujet réfléchi, libre et heureux.

 

[L'éthique, en conséquence, ne peut être une norme qui s'impose de l'extérieur, elle découle des structures même du sujet comme existence (parole, travail et jouissance), inscrites dans le temps. 

De fait le passage de la vie empirique à la réflexion éthique (à la recherche de la vraie vie) est souvent le fruit d'une "crise", qui est une existence malheureuse vécue comme intolérable. La consubstantialité de l'éthique et du sujet comme existence pouvant choisir de réfléchir est indissociable du travail du désir et de la réflexion.]

Retournez en haut de la page.Pour rejoindre le bas de page.5) Sortir du cycle des crises: la conversion.

Il faut dire maintenant en quoi consiste ce travail de réflexion. Sa destination éthique comporte en effet une dimension singulière qui appelle une analyse supplémentaire : le travail éthique de la réflexion est effectué par un sujet qui, par ce travail même, se constitue lui-même comme Sujet au sens plein.

Le sujet s´engendre lui-même par un travail réflexif qui le fait passer de la spontanéité de la réflexivité quotidienne à l´autoconstitution de la réflexion constituante. Mais en quoi consiste ce travail et cet engendrement de soi-même par soi-même ?

Ici sont étroitement imbriquées l´histoire de la culture et l´histoire du sujet singulier. Le dépassement des conflits et des crises concrètes se fait d´abord par l´invention de la raison théorique. Entendement et raison ne sont pas des facultés toutes faites inscrites dans une partie du sujet, mais l´œuvre progressive des sujets comme individus capables de réflexivité et de sociabilité. La raison théorique, avec ses normes de vérité et ses instruments de connaissance discursive, est le fruit de l´histoire des sciences et de la philosophie, mais cette invention collective est l´œuvre des individus assemblés dans une même société et visant à une existence institutionnelle. La Raison peut alors se tenir elle-même pour le sujet.

Mais l´expérience historique et individuelle montre que la connaissance, si elle contribue à l´élaboration d´un monde commun [libéré de la croyance], ne permet pas de résoudre les problèmes singuliers de l´action et de l´existence, problèmes qui vont constituer le terreau de la réflexion éthique.

Le sujet, comme déploiement d´un Désir intégré à la connaissance et à la rationalité, c´est-à-dire comme désir civilisé et réfléchi, doit opérer un nouveau dépassement. C´est cet ultime dépassement qui sera capable de transmuter le Désir et de hausser l´individu comme simple réflexivité au niveau d´un sujet de la réflexion au sens plein. Ce dépassement peut être considéré comme un acte de conversion.

Il est en effet un retour radical et entier sur la totalité de la personnalité concrète; l´individu, historiquement situé et disposant d´une culture et d´une raison ancrées dans sa société, est en effet en mesure de réfléchir totalement et sa condition et ses visées véritables. La conversion devient alors fondatrice. La réflexion découvre, par l´examen de soi-même, qu´elle est la source ultime des connaissances et des valeurs et que, à titre de liberté créatrice, elle peut restructurer le Désir et sa vision du monde. Par la réflexion, comme conversion et renversement radical des perspectives non fondées ni justifiées, le sujet se libère des dépendances anciennes et contingentes. Il se situe alors à la source de ses nouvelles pensées et de ses nouvelles valeurs.

Retournez en haut de la page.Pour rejoindre le bas de page.6) La surréflexion ou le sujet cause de soi.

Ainsi la conversion réflexive entraîne un renouvellement de l´existence par la fondation de nouvelles valeurs : mais, par ce mouvement éthique dont la structure est réflexive, le sujet réitère sa propre fondation de lui-même. Il accède à une sorte de troisième niveau de la réflexion (ce niveau comparable à ce que Bachelard appelait le «troisième cogito»). Ce troisième niveau prend la suite de la réflexion quotidienne, puis de la raison connaissante et réflexive, pour se constituer comme sujet dans la pleine acceptation de son sens.

Ce troisième stade de la réflexion pourrait être désigné comme «surréflexion» et [être] étroitement relié à l´acte d´écrire. Quoi qu´il en soit, le sujet ainsi constitué par son propre travail n´est pas une faculté de connaître, mais un pouvoir d´exister. La conversion a changé le regard du sujet sur lui-même et sur le monde, elle n´a pas supprimé son Désir ni son mouvement qualitatif vers la joie. Mieux : la conversion réflexive permet la réalisation d´une double tâche. Elle élève le sujet au niveau d´une conscience de soi redoublée qui le révèle comme fondement de sa propre liberté et de son propre sens, et par là même elle fait accéder le Désir à la substantialité de sa propre réalisation.

Le sujet qui s´est ainsi engendré lui-même par son propre désir et sa propre réflexivité, devient alors une existence, au sens le plus riche du terme. A la fois Désir concret et conscience réfléchie, plénitude du présent et unité de l´identité temporelle, l´existence est à la fois le mouvement du Désir qui sait accéder à la satisfaction, et la lumière de la réflexion qui sait accéder à la joie. Le sujet n´est pleinement lui-même que lorsqu´il sait se faire être pleinement la source de lui-même.

Mais il n´est pleinement source de soi, on l´a vu, que par le libre choix d´un autre sujet qui lui confère reconnaissance et signification. Chacun des sujets choisit d´être choisi et reconnu par l´autre qu´il choisit et reconnaît. Dans une circularité réciproque libre et féconde, chaque sujet se crée donc lui-même en créant l´autre et pose l´autre avec d´autant plus de force qu´il a lui-même été posé dans la force de la réciprocité. Ensemble, les sujets deviennent alors simultanément libres sources constituantes d´eux-mêmes et libre existence constituée par l´autre. Le sujet accède alors à la plénitude de son sens et de sa joie parce qu´il se déploie comme existence dans la substance de l´amour, de la parole et de l´action.

Retournez en haut de la page.Pour rejoindre le bas de page.DISSERTATION
 [Proposée par Maurice BARBOT, professeur au Lycée des Chaumes, Avallon (89)]

L'idée d'une philosophie existentielle réflexive, décrivant l'homme comme conscience, désir et relation à autrui, et se déployant comme éthique de la joie et du bonheur.

Support possible : R. MISRAHI, Le bonheur. Essai sur la joie, Hatier 1994.


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